samedi 25 janvier 2014

Menace sur l'instruction en famille

Depuis hier soir une proposition de loi ébranle le milieu de l'instruction en famille.
Sénat - Un site au service des citoyens

En effet, c'est une proposition au Sénat d'un groupe UMP visant à limiter l'instruction en famille "aux seuls cas d'incapacité". Je vous laisse lire le texte directement sur le site du Sénat. Cette proposition a été déposée le 18 décembre 2013.

On peut suivre la procédure ici et s'abonner pour être tenu au courant de l'évolution.


Petit rappel sur la législation actuelle : l'instruction en famille est un droit, un choix de la famille. Tous les textes sont repris sur le site de l'association Les enfants d'abord.

Une telle loi irait donc à l'encontre des libertés individuelles. Je ne parle même pas de l'argumentaire avancé : la socialisation est LE seul argument que les gens qui ne connaissent pas l'IEF nous opposent. Cette crainte est très vite balayée lorsqu'on explique la réalité de notre vie et surtout lorsque ces personnes voient nos enfants.

Et je ne peux m'empêcher de m'interroger sur les critères qui seraient mis derrière ces "cas d'incapacité". Qui en déciderait ? Comment ? Est ce qu'il y aurait une liste limitative ? Quel recours pour les familles ?

Evidemment en me posant ces questions, je pense à nos enfants... Récemment diagnostiqués TDA/H, ils vont très bien en IEF. Tout simplement parce qu'on s'adapte à eux, parce qu'ils peuvent vraiment se reposer (c'est épuisant d'avoir le cerveau à 400 à l'heure en permanence...), parce qu'ils ne subissent aucune forme d'exclusion, qu'ils sont dans un milieu sécurisant. Alors si un médecin inconnu de l'Education Nationale devait sur une simple consultation décider de leur avenir scolaire, comment pourrait-il comprendre qu'ils ne seraient plus les mêmes enfants à l'école ? Comment pourrait-il imaginer l'ampleur des crises que l'on a connu tous les soirs lorsque Gabriel était scolarisé ?

Et je ne rentre pas dans le sujet des allergies alimentaires...

Bref, je pense qu'il n'y a pas lieu de s'affoler pour l'instant, mais je n'ai pas l'intention de rester les bras croisés non plus.
Vous pouvez agir vous aussi, même si vous n'avez pas fait le même choix que nous, tout simplement pour que ce choix existe toujours.

Tout d'abord une pétition circule ici.

Ensuite vous pouvez écrire à vos Sénateurs, mais aussi (et surtout !) à ceux qui proposent cette modification du code de l'éducation.

Des lettres types sont en cours de rédaction pour les associations. Des démarches individuelles de rencontre des Sénateurs sont en réflexion aussi.




3 commentaires:

  1. Je me suis souvent fait la même réflexion que toi : quelqu'un qui "diagnostiquerait" ma fille aujourd'hui me dirait qu'elle va parfaitement bien, et qu'elle peut tout à fait s'adapter à l'école. Et moi je sais qu'elle va bien parce qu'on vit comme on vit. Alors quoi il faudrait les mettre à l'école pour prouver que ça les détruit ?

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    1. Et encore, pas dit que ça suffise... Gabriel ne disait rien de la journée à l'école et ne bougeait pas. Les crises c'était une fois franchi le portail de l'école, tous les soirs. Il avait commencé à développer des TOCs. Quand on parlait de tout ça à la maîtresse elle tombait des nues.

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  2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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